Pétition pour défendre France 3 Ouest et les programmes régionaux

Publié le par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon

Chers amis, chers camarades,

Bien sûr, France 3 Ouest ne correspond pas, dans son périmètre et son contenu, à notre idéal en matière de télévision "régionale" et nous défendons l'idée d'une télévision (et d'une radio) de service public couvrant les 5 départements bretons. Il n'en demeure pas moins que la volonté de France 3 de recentraliser à Paris ses programmes doit être dénoncée et combattue. Au total 2 h 30 par jour seraient retirés aux programmes "régionaux" et remplacés par des émissions standard concoctées à Paris...

En outre, est directement menacée par la direction parisienne de la chaîne l'émission en breton "Mouchig Dall".

Enfin, il va de soi qu'une telle réorganisation ne peut qu'avoir un impact négatif sur l'emploi dans l'audiovisuel en Bretagne.

C'est pourquoi nous vous invitions à signer et à diffuser largement la pétition de soutien ci-dessous.

L'UDB fera connaître publiquement sa position sur la question. Par ailleurs, le combat contre la recentralisation de France Bleu n'est pas terminé.

A wir galon

Ronan Divard, Mouezh UDB
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Pétition pour défendre France 3 Ouest et les programmes régionaux
 - 27/01/2006



L’Observatoire nantais des médias a été sollicité par les auteurs de cette pétition ( salariés de France 3 Ouest soutenus par la CFDT et la CGT ) (voir le forum blablasurla3>>)  pour qu’elle soit hébergée sur le site de l’ONM. Nous avons répondu favorablement.
Ce texte n’engage pas l’ONM pour l’instant, mais il est dans nos objectifs d’aider à l’expression citoyenne sur les médias.


Ne laissons pas saboter la télévision régionale

Le 10 février prochain, le 12/14 Ouest disparaîtra des écrans de France 3 Ouest. Cette édition d’information diffusée à 12h55 existait depuis 9 ans et rencontrait un large public.

Dès le 27 février, elle sera remplacée par un programme de divertissement national. Ainsi en a décidé la nouvelle présidence de France Télévisions.

A l’origine de ce choix, le « patriotisme de groupe » défendu par Patrick de Carolis, le PDG du groupe (qui englobe désormais France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO). En d’autres termes, les chaînes publiques ne doivent plus mettre à l’antenne aux mêmes heures des programmes concurrents ; ce qui veut dire par exemple « pas d’info face à l’info ».

Forts de ce principe, les dirigeants du groupe ont tranché au détriment des stations régionales. Le patriotisme de groupe se traduit par la disparition du 12/14 de France 3 face au 13h de France 2, et à la rentrée de septembre c’est le vaisseau amiral de la chaîne, le 19/20, qui sera à son tour « réaménagé ».

Dans le cas présent, les créneaux enlevés aux régions ne sont pas compensés.

Or pour France 3 Ouest, ce sont chaque semaine 2h30 de programmes qui disparaissent. Des créneaux traditionnellement régionaux qui sont littéralement kidnappés au profit de l’antenne nationale.

Et ce n’est pas fini. Les programmes en breton sont eux aussi sur la sellette. Paris ne veut plus de l’émission pour enfants « Mouchig Dall » le mercredi matin. Or, il n’y a pas de créneau disponible ailleurs. Il faudrait une dérogation parisienne pour la diffuser le dimanche matin. On l’attend toujours.

Dans cette histoire ce sont d’abord les téléspectateurs qui sont niés. S’est-on soucié des 300.000 habitués quotidiens du 12/14 Ouest ou des fans de « Mouchig Dall » ?

Aujourd’hui, malgré des discours lénifiants, les dirigeants de France Télévisions s’assoient allègrement sur la loi et sur le cahier des charges de France 3 qui proclament pourtant la vocation régionale de cette chaîne généraliste.

Qu’on ne s’y trompe pas, la télévision publique, ce n’est pas la préoccupation de ces messieurs. Ils viennent du privé.

Le numéro trois du groupe, le directeur financier Thierry Bert arrive tout droit de Bercy, où il dirigeait l’Inspection générale des finances.

Ce monsieur vient d’annoncer une augmentation de la publicité sur les antennes du groupe. Un monsieur qui trouve aussi que 12 programmes régionaux ça coûte beaucoup plus cher qu’un seul programme national.

Et voilà qu’un audit au vitriol vient opportunément lui donner raison. Un audit interne mené... par lui-même !

Qu’il faille réexaminer le financement de la télévision publique et le pérenniser, nous en sommes d’accord. Mais les régions de France 3 ne doivent pas trinquer pour un groupe de plus en plus gros qui manque d’argent.

Aujourd’hui en amputant les programmes régionaux, on laisse le champ libre aux télévisions locales privées et à M6 qui lance - quel hasard ! - son 12.50.

En s’attaquant aux programmes régionaux, c’est la raison d’être de France 3 qu’on menace.


Ne laissons pas ces "liquidateurs" faire leur sale besogne.

Nous, téléspectateurs, citoyens, salariés de France Télévisions, défendons la seule chaîne publique régionale de France !

Publié dans Economie et société

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