L’UDB soutient la journée d’action du 10 mars pour défendre les 35 heures, l’emploi et les salaires

Publié le par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon

Dans la continuité de son soutien aux manifestations du 5 février, la section de Brest et du Bas Léon de l’Union démocratique bretonne (UDB) appelle à participer à la journée intersyndicale du 10 mars pour porter les revendications des salariés du public et du privé et des demandeurs d’emploi.

L’UDB déplore le mépris affiché par le gouvernement vis-à-vis des organisations syndicales et des centaines de milliers de manifestants qui se sont rassemblés le 5 février. Elle rappelle que, selon un récent sondage CSA, 69% des Français soutiennent ou expriment de la sympathie pour la journée d’action du 10 mars, et qu’il serait proprement inouï qu’un gouvernement, aussi obtus soit-il, puisse dans de telles conditions persister à faire la sourde oreille.

L’UDB soutient pleinement les trois revendications portées par les syndicats de salariés : la défense de la réduction du temps de travail, le pouvoir d’achat et l’emploi.

L’UDB juge que, concernant la remise en cause des 35 heures, tout n’est pas joué. Il est encore temps de peser sur un projet de loi nocif à l’emploi et aux conditions de travail, et qui ne règle en rien les problèmes de rémunérations.

Elle estime d’autant plus indécent ce projet que le seuil des 10% de demandeurs d’emploi a été franchi la semaine dernière et que l’on s’attend, aux dires mêmes des experts du ministère de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale, à une nouvelle dégradation au cours des prochains mois. Au total, depuis l’arrivée aux manettes du gouvernement Raffarin, 200 000 chômeurs supplémentaires auront été comptabilisés…

L’UDB considère également comme des plus préoccupantes la question du pouvoir d’achat dans le privé ainsi que dans le public. Il est nécessaire que le gouvernement ouvre enfin de véritables négociations dans les fonctions publiques notamment sur les questions de la revalorisation de l’indice et des déroulements des carrières. Dans le secteur privé, des négociations s’imposent également, d’autant que les résultats des entreprises ont été particulièrement satisfaisants dans leur ensemble l’an dernier et que les grandes entreprises françaises ne manquent pas de se gargariser auprès de leurs actionnaires des résultats hors du commun qu’elles ont enregistrés en 2004.

Publié dans Economie et société

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