Présidentielles 2007: allocution de Mona Bras, porte parole de l'UDB, lors du lancement de la campagne présidentielle de Dominique Voynet

Publié le par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon

UDB / R&PS – Mona Bras – Nantes / Naoned – Le 26 janvier 2006


Intervention de Mona Bras, lors du meeting de lancement de la campagne présidentielle de Dominique Voynet.

Dominique, bonsoir,
Bonsoir à toutes et à tous !

Tout d’abord permettez-moi d’exprimer ma joie d’être ici, à Nantes ce soir pour le lancement de ta campagne Dominique, Nantes ville historique de la Bretagne, ville d’où part ce soir la vague d’espoir du vrai changement… que nous souhaitons nous tous ici !

Si je suis ici ce soir, c’est en tant que porte-parole de l’Union Démocratique Bretonne, parti sans colorants ni conservateurs, membre de Régions et Peuples Solidaires qui fédère en France des partis régionalistes de gauche défendant les valeurs culturelles, sociales et environnementales sans lesquelles, s’imposerait le dictat du tout économique… dangereux pour l’homme et la planète.

Dans les années 70, l’un des premiers combat écologique de l’Union démocratique bretonne a été de lutter contre la politique du remembrement en Bretagne… à l’époque on donnait des subventions aux agriculteurs pour araser les talus, détruire le bocage… Aujourd’hui on donne des subventions aux agriculteurs pour replanter des haies et reconstituer le bocage… cherchez l’erreur !
Et puis il y a eu Plogoff… magnifique exemple de mobilisation pour dire non au projet de centrale nucléaire… il faut qu’il en soit de même pour stopper la construction de l’EPR à Flamanville.

Si nous souscrivons pleinement à l’urgence de la révolution écologique…  nous  voulons ce soir rappeler 2 autres urgences.
L’urgence sociale, la France est un pays riche dans lequel l’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de s’accroître… et le fameux ascenseur social est en panne… Plus que jamais, le partage, la solidarité, la redistribution doivent être au cœur du projet politique tant en France qu’en Europe… Et permettez moi un coup de gueule: qu’en j’entends Sarkozy dire qu’il faut pouvoir travailler plus, pour gagner plus…  au lieu de se poser la vraie question : est-il normal dans  la 5ème puissance économique de devoir travailler plus pour gagner décemment sa vie !
Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous !

L’autre urgence est l’urgence démocratique.
Les Verts et l’UDB sont en convergence sur ce sujet et posent les mêmes questions :
Est-il normal que des pans entiers de l’opinion ou de l’électorat ne soient pas représentés ?
Est-il normal que le pouvoir soit accaparé par 2 grands partis et que les postes électifs soient cumulés par une majorité de professionnels ?
Est-il normal que l’appareil décisionnaire soit concentré entre les mains de quelques uns et aussi centralisé?
La réponse est non, trois fois non !
Et si nous adhérons pleinement à la devise « liberté, égalité, fraternité » nous ne pouvons que constater le décalage de plus en plus grand entre la république des mots, M-O-T-S et la république des maux, M-A-U-X… On nous vante l’égalité des chances et la mixité sociale… la réalité est …fracture sociale et inégalités territoriales, concentrations des pouvoirs et des moyens et monarchie présidentielle. L’imbroglio administratif français relève aujourd’hui autant du mille-feuille pour sa complexité que du pudding pour sa lourdeur.
L’Etat, la cinquième république et la démocratie représentative sont clairement en crise.

Alors la question nous est posée, quelles réponses apportons-nous à la crise de la citoyenneté et à l’enjeu démocratique ?

Chacun le sait, la France est sans doute l’un des pays les plus centralisés, alors que partout en Europe les démocraties ont évolué vers le régionalisme voire vers le fédéralisme.
Un exemple, le budget de la Région Bretagne administrative avoisine les 800 millions d’euro  pour 3 millions d’habitants, celui du Pays de Galles pour le même nombre d’habitants est de  20 milliards d’euro et celui de la Galice est de 8 milliards d’euro.
Aujourd’hui et contrairement  à ce que permet la loi, le gouvernement refuse à la région administrative de Bretagne la compétence pour la politique de l’eau,  ou celle d’organiser l’offre en matière de politique linguistique, ou encore la gestion des fonds européens.

Pour l’Union démocratique bretonne et la fédération Régions et Peuples Solidaires la révolution démocratique en France passe par une véritable régionalisation politique et institutionnelle… qui donne pouvoirs et moyens aux régions y compris la capacité de légiférer, car la diversité des situations le justifie… et ce comme en Espagne ou en Italie.

Nous posons aussi la question de la réunification administrative de la Bretagne, non pas en disant, nous récupérons le département de Loire-Atlantique et les autres, débrouillez-vous !
Nous proposons un redécoupage du grand ouest en 4 régions fortes au lieu de 6 régions faibles mal identifiées, la Bretagne à 5,  renforçant ainsi sa cohésion et son identité maritime.
Par ailleurs la Vendée retrouve le Poitou-Charentes, la région Val de Loire se réorganise et la Normandie  se réunifie.

Dans une république plurielle, régionalisée, assurant la solidarité entre les territoires... la Région est  aujourd’hui l’échelon le plus pertinent pour l’exercice de la démocratie. Région sans OGM, éco-conditionnalité des aides aux entreprises ou à l’agriculture,  économies d’énergie par l’éco-construction, développement des énergies renouvelables, valorisation de la biodiversité, diversité culturelle et respect des langues régionales…… nous sommes là au cœur des politiques qui nous animent et nous rapprochent : Verts, UDB, RetPS . Ensemble nous demandons aussi la proportionnelle, nécessaire à l’expression de la diversité politique,  garante de l’expression des différences et du  respect du choix des citoyens.

Dominique, tu as aussi en charge le combat pour la biodiversité politique…  et tu peux compter sur nous, nous serons à tes côtés pour cette campagne présidentielle.

Evit echuin, un nebeut gerioù e brezhoneg : Naoned e Breizh ! kalon evit ar stourm ! hag bec’h deï !
Pour terminer, quelques mots en breton : Nantes en Bretagne ! Du courage pour le combat,  gagnons ensemble !





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