Pôle de
compétitivité Mer : L’Union
Démocratique Bretonne mobilisée et vigilante
L’Union Démocratique Bretonne participe
à la mobilisation générale autour du
Pôle de compétitivité Mer mais reste
vigilante sur les conditions de l’accord cadre qui sera
passé entre les pôles, l’Etat, et les
collectivités locales, ainsi que sur
l’efficacité des moyens qui lui seront
attribués pour jouer son rôle d’
« accélérateur de projets »
et occuper une place de premier rang dans la compétition
mondiale.
La maîtrise de la mer est aujourd’hui un enjeu de
développement majeur. L’UDB ne peut donc que se
réjouir de la labellisation par le CIADT du pôle
de compétitivité Mer don la Bretagne et le
Technopole Brest-Iroise sont des têtes de pont.
Cependant, il convient maintenant de tout mettre en œuvre
pour saisir la chance que représentent nos
caractéristiques géographiques et nos atouts
humains face à une concurrence mondiale existante mais
dispersée : gouvernance au plus près du terrain
car le développement économique se joue
maintenant dans les régions, décentralisation des
moyens, coordination serrée des interventions du niveau
local au niveau européen, mise en réseau des
initiatives, cohérence de la stratégie avec une
politique de développement économique globale de
la Bretagne, construction de véritables filières,
organisation en clusters à l’image de ceux qui se
sont imposés au Pays Basque Sud comme moteurs de
l’innovation et de la croissance.
Pour optimiser notre situation d’avant poste en
matière de sécurité et
sureté maritime comme en océanographie
côtière, nos savoir faire en ingénierie
navale, nos compétences diversifiées dans le
domaine de la pêche et de l’aquaculture, notre
capacité de recherche en biologie marine, il nous faut une
regroupement fort d’acteurs associés
interconnectés et partageant une problématique
commune. Cette structure fédérative devra
bénéficier d’une implication des
pouvoirs publics sur la durée et ceux-ci devraient
concentrer leurs aides sur le pôle. C’est de cette
manière que les Basques ont développé
de manière spectaculaire la part des exportations de
secteurs créés ex nihilo comme
l’aéronautique et gagné le pari
insensé de sauver leur sidérurgie.
Brest a des cartes à jouer dans
l’amélioration des systèmes de
surveillance maritimes avec un projet de véhicule sous
marin, dans les opérations de détection par des
robots de la corrosion des coques de navire, dans la
prévention des risques, dans le développement des
énergies renouvelables marines, dans la
caractérisation des ressources halieutiques, dans
l’identification et de la valorisation de
molécules actives…le champ de
l’innovation est vaste et des milliers d’emplois en
dépendent.
Littoral
: deux avancées
Suite à l’appel à projets de
« gestion intégrée des zones
côtières » lancée par
l’état en C.I.A.T. (comité
interministériel d’aménagement du
territoire) en septembre 2004, le Pays de Brest a
été retenu par la DATAR fin août parmi
les 49 dossiers déposés.
L’objectif est de renforcer les coopérations entre
intervenants pour préserver le patrimoine naturel, culturel
et économique du littoral dans une perspective de
développement durable.
La labellisation du dossier du pays de Brest – niveau auquel
l’UDB est depuis toujours attachée- montre que le
Pays s’affirme de plus en plus comme échelon
pertinent pour traiter les problèmes.
En même temps, la DATAR a aussi retenu le projet
déposé par la région Bretagne, le seul
des 25 dossiers retenus à se situer à
l’échelle régionale.
L’UDB se félicite de ces décisions.
L’enjeu n’est rien moins que la
préservation et la valorisation d’une part
essentielle de l’identité et de la richesse
bretonnes : son littoral.
Projet
de parc marin d’Iroise : un nouveau statut décevant
L’ UDB suit de près
l’évolution de ce projet. Devant les
réticences des populations à voir se
créer de nouveaux parcs nationaux, un rapport avait
été établi en 2003 par M. Jean Pierre
Giran, parlementaire. Ce rapport prenait acte des critiques
sévères du fonctionnement des parcs nationaux,
notamment le sentiment d’expropriation par les populations,
la frustration des élus et la prolifération
réglementaire.
Dans la continuité du rapport, un projet de loi a
été déposé en mai
2005 à l’Assemblée Nationale relatif
aux parcs nationaux et aux parcs naturels marins. L’UDB
attendait beaucoup de cette évolution législative
pour simplifier, assouplir et décentraliser le
statut des parcs nationaux et prendre en compte la dimension maritime
du parc d’Iroise.
Or, ce projet est en deçà des attentes.
Le texte crée bien une nouvelle catégorie de
parcs, les parcs naturels marins (art.11) dont le but –
auquel souscrit l’UDB- est de «
contribuer à la connaissance du patrimoine marin ainsi
qu’à la protection et au développement
durable du milieu marin ».
Mais les parcs qui seront créés sous ce statut
seront tous gérés par un seul
établissement public national dénommé
« Agence des parcs naturels marins » alors que
chaque parc national a son propre établissement public. Un
conseil de gestion sera bien constitué pour chaque parc pour
élaborer le plan de gestion du parc mais sa composition et
ses pouvoirs sont renvoyés à un décret
à intervenir. L’UDB craint donc une
recentralisation de la gestion qui échapperait aux acteurs
locaux.