Mer et littoral

Lundi 11 avril 2005
La section de Brest et du Bas-Léon de l'Union Démocratique Bretonne rend hommage à l’équipage de l’Abeille Flandre et salue l’arrivée de l’Abeille Bourbon.

Ces navires et leurs hommes veillent sur l’Europe maritime dont la Bretagne est l’avant-port ; symboles de solidarité, de stabilité dans les coups durs, d’efficacité dans l’action, ils sont des images puissantes capables de donner aux Brestois un surcroît de sens collectif.

C’est pour cette raison que l’Union Démocratique Bretonne a voulu marquer cet hommage par une forme inhabituelle: la dédicace de quelques courts poèmes créés par Alain Kervern.


Au  remorqueur  «Abeille-Flandre»

                                                            D’ar ramoker « Abeille-Flandre »

1 – Avis de grand frais        
 le seul bateau qui sort            
  quand tous les autres rentrent            
                                                            1 – Boued awel yac’h
                                                             distroet an oll bigi
                                                              nemed an heni o vont er-maes

2 – Il croise sur le Rail       
 mais la houle d’Iroise               
  vient de beaucoup plus loin           
                                                            2 – Morredeg’ra war Roudenn  Eussa
                                                             a-belloc’h e teu
                                                              tôenn-vor Irwazh

3 – A l’assaut des crêtes blanches    
 arraché à la nuit                   
  un transporteur chimique            
                                                            3 – Yao da lanw gwenn
                                                             diframmet diouzh an nos kriz
                                                              ur vag-treizh chimik

4 – Vingt mille chevaux lâchés    
 pour contraindre les monstres           
  à circuler au large               
                                                            4 – Ugent mil marc’h dre dan
                                                             ewid rediañ an erevent
                                                              da chom pell diouzh an douar


5 – Sept ou huit mètres de creux   
 mettre à l’eau le Zodiac              
  et son courage dedans                

                                                            5 – Seizh pe eizh metrad komm
                                                             lakomp war an dour
                                                              ar Zodiac gant va c’halon e-barzh
Par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon
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Mercredi 13 avril 2005
La section de Brest et du Bas-Léon de l'Union démocratique bretonne (UDB) apporte son soutien à l’intersyndicale des marins et officiers de la marine marchande qui appelle à faire grève le 14 avril, jour de l’examen en seconde lecture par le Sénat de la proposition de loi sur le Registre International français (RIF). Ce texte, adopté par l’Assemblée en première lecture, a pour objectif de permettre le développement du nombre de navires immatriculés sous pavillon français et le Secrétaire d’Etat à la Mer, François Goulard, mise sur le retour sous pavillon français d'une cinquantaine de navires dans les deux ans qui viennent...

L’UDB observe que, s’il est possible effectivement que quelques bateaux de plus battent pavillon français, il ne s’agira que d’un simple affichage, car le RIF, qui entraîne un quasi-alignement sur le moins disant social, équivaut à l’instauration d’un véritable pavillon de complaisance, qui assombrit encore plus les perspectives pour les marins bretons, les ressortissants français en général et les écoles de la marine marchande.

Le RIF autorise en effet un armateur à employer 65% de marins non ressortissants de l’Union européenne, et jusqu’à 75% s’il ne reçoit pas d’aide fiscale. Le dumping social est encouragé et institué puisque le RIF permet également aux armateurs de recruter ces marins par des sociétés de « manning » (location de personnel navigant) implantées à l'étranger, à condition qu'elles soient agréées par le pays hôte. Ce qui consacre l’embauche de navigants sous-payés sous pavillon français.

Par ailleurs, il est prévu que les seuils de 25 et 35% soient calculés sur l’effectif dit de "sécurité" du navire qui est inférieur au nombre de marins réellement embarqués. Ce qui signifie concrètement que, par exemple, sur un équipage de 24 salariés d’un porte-conteneurs, dans les faits, seuls cinq ou six marins seront des ressortissants de l’Union européenne.

Ce dumping social est accentué par la décision de l’Assemblée d’exonération totale des charges sociales patronales pour tous les salariés de la flotte de la marine marchande affiliés à l’Enim (régime de la Sécurité sociale des marins ), et ce, sans la moindre contrepartie d’emploi.

L’UDB considère qu’il est temps de se pencher sérieusement sur la création d’un pavillon européen, qui contraindrait à des exigences minimales en termes de droits sociaux
Par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon
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Lundi 4 juillet 2005
A l'heure où s'engage la saison touristique, la section de Brest et du Bas-Léon de l' UDB tient à attirer l'attention sur l'urbanisation du littoral breton.

Le littoral représente le paysage emblématique de la Bretagne. C'est aussi un espace de travail pour les activités portuaires, la pêche, l'aquaculture ainsi que l'agriculture. Or, force est de constater que l'urbanisation du littoral se poursuit. La loi littoral, pourtant votée à l'unanimité, n'a cessé d'être vidée de son contenu sous la pression des lobbies.

C'est pourquoi, au moment où s'élabore le SCOT (schéma de cohérence territoriale) du Pays de Brest, l' UDB propose de mettre en place une politique active de protection des 350 km de côtes du Pays, d’Argol à Goulven. Cette politique passe par plusieurs types de mesures:

    - Protection écologique des milieux naturels par le développement des zones Natura 2000.
    - Protection juridique du littoral par le classement en zone inconstructible d'une large bande du littoral au delà des 100m de la loi littoral en fonction du relief et de la configuration des lieux.
    - Acquisitions foncières, dans les zones où la pression foncière est la plus forte, par le Conservatoire du Littoral et le Conseil Général (financement par la taxe départementale des espaces naturels et sensibles).

Quelques actions sont engagées dans la rade de Brest (à Plougastel et Logonna-Daoulas), pour encadrer le caravanage sauvage en bordure de la côte, mais, elles ne sont pas à la hauteur des enjeux. Aussi, l' UDB juge indispensable d'engager la reconquête du littoral par des mesures volontaristes notamment:

    - Une grande vigilance sur les routes littorales, cheval de Troie de l'urbanisation (ex. du Conquet à la Pointe Saint–Mathieu, d'Argenton à Portsall). Pourquoi ne pas réserver ces routes littorales à des circulations douces (cyclistes, piétons ..) ?
    - L’acquisition, y compris par voie d'expropriation, des "verrues" qui défigurent le littoral ;
  - La mise en place d'un mécanisme financier d'aide aux communes littorales pour les aider à résister à l'urbanisation.. L' UDB demande aux élus des communes littorales d'avoir le courage de résister à la pression des demandes de permis de construire. Mais l'on ne peut pas demander aux maires des communes littorales d'être héroïques sans compensation financière au manque à gagner fiscal.

En définitive, l' UDB se demande quel littoral nous laisserons à nos enfants si nous laissons se poursuivre le bétonnage actuel. Puisse la future Charte des espaces côtiers que la région Bretagne élabore pour 2007 contribuer à sauvegarder le littoral breton pour les générations futures.
Par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon
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Mardi 12 juillet 2005
    La section de Brest et du Bas-Léon de l’Union Démocratique Bretonne se félicite que la candidature de la Bretagne au « Pôle de compétitivité mer, Sea-nergie » ait été retenue.

    Cette démarche d’avenir est le résultat d’une forte mobilisation des acteurs industriels et scientifiques en Bretagne.

    Le projet qu’elle met en œuvre répond à des enjeux d’envergure européenne et mondiale, la sécurité et le développement durable du milieu maritime.

    Le pays de Brest doit utiliser cette reconnaissance pour renforcer et développer sa position sur des marchés à fort potentiel de développement international, en actionnant les leviers que sont le partenariat, l’innovation et l’investissement, au profit de l’emploi et de la qualité de vie qui en découle.

Par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon
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Mardi 19 juillet 2005
Financement du Conservatoire du littoral: une position de l'UDB

La section de Brest et du Bas - Léon de l'Union Démocratique Bretonne se félicite de l'attribution au Conservatoire du littoral d'une ressource fiscale pérenne en l'occurrence la taxe sur les bateaux.
Cette décision devrait mettre le Conservatoire à l'abri des aléas liés aux arbitrages budgétaires annuels du budget de l'Etat.
L'effort à accomplir reste important notamment dans le Pays de Brest qui compte 350 km de côtes, d'Argol à Goulven.
En ce qui concerne le Pays de Brest il devient urgent de lancer des acquisitions dans trois secteurs:
    - Les trois abers, lieu emblématique du littoral breton
    - Plougonvelin et Locmaria-Plouzané qui subissent une pression foncière liée à la proximité de Brest.
    - Camaret, haut - lieu du tourisme finistérien.
Pour l'UDB, seule une bonne coordination des institutions concernées (Etat, département, communes et intercommunalités) et une utilisation adéquate des outils disponibles (Taxe départementale des espaces naturels sensibles, Schéma de cohérence territoriale du Pays de Brest en cours d'élaboration, loi littoral, zonage des PLU...) pourra permettre d'éviter que le littoral breton ne se transforme progressivement en un nouveau Mur de l'Atlantique.
Par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon
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Lundi 26 septembre 2005
Pôle de compétitivité Mer : L’Union Démocratique Bretonne mobilisée et vigilante

L’Union Démocratique Bretonne participe à la mobilisation générale autour du Pôle de compétitivité Mer mais reste vigilante sur les conditions de l’accord cadre qui sera passé entre les pôles, l’Etat, et les collectivités locales, ainsi que sur l’efficacité des moyens qui lui seront attribués pour jouer son rôle d’ « accélérateur de projets » et occuper une place de premier rang dans la compétition mondiale.

La maîtrise de la mer est aujourd’hui un enjeu de développement majeur. L’UDB ne peut donc que se réjouir de la labellisation par le CIADT du pôle de compétitivité Mer don la Bretagne et le Technopole Brest-Iroise sont des têtes de pont.

Cependant, il convient maintenant de tout mettre en œuvre pour saisir la chance que représentent nos caractéristiques géographiques et nos atouts humains face à une concurrence mondiale existante mais dispersée : gouvernance au plus près du terrain car le développement économique se joue maintenant dans les régions, décentralisation des moyens, coordination serrée des interventions du niveau local au niveau européen, mise en réseau des initiatives, cohérence de la stratégie avec une politique de développement économique globale de la Bretagne, construction de véritables filières, organisation en clusters à l’image de ceux qui se sont imposés au Pays Basque Sud comme moteurs de l’innovation et de la croissance.

Pour optimiser notre situation d’avant poste en matière de sécurité et sureté maritime comme en océanographie côtière, nos savoir faire en ingénierie navale, nos compétences diversifiées dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, notre capacité de recherche en biologie marine, il nous faut une regroupement fort d’acteurs associés interconnectés et partageant une problématique commune. Cette structure fédérative devra bénéficier d’une implication des pouvoirs publics sur la durée et ceux-ci devraient concentrer leurs aides sur le pôle. C’est de cette manière que les Basques ont développé de manière spectaculaire la part des exportations de secteurs créés ex nihilo comme l’aéronautique et gagné le pari insensé de sauver leur sidérurgie.

Brest a des cartes à jouer dans l’amélioration des systèmes de surveillance maritimes avec un projet de véhicule sous marin, dans les opérations de détection par des robots de la corrosion des coques de navire, dans la prévention des risques, dans le développement des énergies renouvelables marines, dans la caractérisation des ressources halieutiques, dans l’identification et de la valorisation de molécules actives…le champ de l’innovation est vaste et des milliers d’emplois en dépendent.


Littoral : deux avancées

Suite à l’appel à projets de « gestion intégrée des zones côtières » lancée par l’état en C.I.A.T. (comité interministériel d’aménagement du territoire) en septembre 2004, le Pays de Brest a été retenu par la DATAR fin août parmi les 49 dossiers déposés.

L’objectif est de renforcer les coopérations entre intervenants pour préserver le patrimoine naturel, culturel et économique du littoral dans une perspective de développement durable.

La labellisation du dossier du pays de Brest – niveau auquel l’UDB est depuis toujours attachée- montre que le Pays s’affirme de plus en plus comme échelon pertinent pour traiter les problèmes.

En même temps, la DATAR a aussi retenu le projet déposé par la région Bretagne, le seul des 25 dossiers retenus à se situer à l’échelle régionale.

L’UDB se félicite de ces décisions. L’enjeu n’est rien moins que la préservation et la valorisation d’une part essentielle de l’identité et de la richesse bretonnes : son littoral.


Projet de parc marin d’Iroise : un nouveau statut décevant

L’ UDB suit de près l’évolution de ce projet. Devant les réticences des populations à voir se créer de nouveaux parcs nationaux, un rapport avait été établi en 2003 par M. Jean Pierre Giran, parlementaire. Ce rapport prenait acte des critiques sévères du fonctionnement des parcs nationaux, notamment le sentiment d’expropriation par les populations, la frustration des élus et la prolifération réglementaire.

Dans la continuité du rapport, un projet de loi a été déposé  en mai 2005 à l’Assemblée Nationale relatif aux parcs nationaux et aux parcs naturels marins. L’UDB attendait beaucoup de cette évolution législative pour  simplifier, assouplir et décentraliser le statut des parcs nationaux et prendre en compte la dimension maritime du parc d’Iroise.

Or, ce projet est en deçà des attentes.

Le texte crée bien une nouvelle catégorie de parcs, les parcs naturels marins (art.11) dont le but – auquel souscrit l’UDB-  est de « contribuer à la connaissance du patrimoine marin ainsi qu’à la protection et au développement durable du milieu marin ».

Mais les parcs qui seront créés sous ce statut seront tous gérés par un seul établissement public national dénommé « Agence des parcs naturels marins » alors que chaque parc national a son propre établissement public. Un conseil de gestion sera bien constitué pour chaque parc pour élaborer le plan de gestion du parc mais sa composition et ses pouvoirs sont renvoyés à un décret à intervenir. L’UDB craint donc une recentralisation de la gestion qui échapperait aux acteurs locaux.
Par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon
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Mardi 25 octobre 2005

Union Démocratique Bretonne                                        25/10/2005
Section de Brest et Bas-Léon
Mel : udbbrestbasleon@yahoo.fr

à Monsieur François Cuillandre
Président de Brest métropole océane


Monsieur le Président



L’Union Démocratique Bretonne participe à la mobilisation générale autour du Pôle de compétitivité Mer mais reste vigilante sur les conditions de l’accord cadre qui sera passé entre les pôles, l’Etat, et les collectivités locales, ainsi que sur l’efficacité des moyens qui lui seront attribués pour jouer son rôle d’ « accélérateur de projets » et occuper une place de premier rang dans la compétition mondiale.

La maîtrise de la mer est aujourd’hui un enjeu de développement majeur. L’UDB ne peut donc que se réjouir de la labellisation par le CIADT du pôle de compétitivité Mer dont la Bretagne et le Technopole Brest-Iroise sont des têtes de pont.

Il faut  maintenant saisir la chance que représentent nos caractéristiques géographiques et nos atouts humains face à une concurrence mondiale existante mais dispersée. Il faut obtenir un pilotage au plus près du terrain car le développement économique se joue maintenant dans les régions : décentralisation des moyens, coordination serrée des interventions du niveau local au niveau européen, mise en réseau des initiatives, cohérence de la stratégie avec une politique de développement économique globale de la Bretagne. Pour construire de véritables filières, souvenons-nous que c’est l’organisation en « clusters » qui s’est  imposée au Pays Basque Sud comme moteurs de l’innovation et de la croissance.

Pour optimiser notre situation d’avant poste en matière de sécurité et de  sûreté maritime comme en océanographie côtière, nos savoir faire en ingénierie navale, nos compétences diversifiées dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, notre capacité de recherche en biologie marine, il nous faut une regroupement fort d’acteurs associés interconnectés et partageant une problématique commune. Cette structure fédérative devra bénéficier d’une implication des pouvoirs publics sur la durée et ceux-ci devraient concentrer leurs aides sur le pôle. C’est avec cette méthode et dans ces conditions que les Basques ont développé de manière spectaculaire la part des exportations de secteurs créés ex nihilo comme l’aéronautique et gagné le pari insensé de sauver leur sidérurgie.
Brest a des cartes à jouer dans l’amélioration des systèmes de surveillance maritimes avec un projet de véhicule sous marin, dans les opérations de détection par des robots de la corrosion des coques de navire, dans la prévention des risques, dans le développement des énergies renouvelables marines, dans la caractérisation des ressources halieutiques, dans l’identification et de la valorisation de molécules actives…Le champ de l’innovation est vaste et des milliers d’emplois en dépendent.

 La récente nappe de pollution record au large de la Bretagne et l’insuffisante caution de 500 000€ demandée au deuxième transporteur mondial démontrent encore une fois que seule l’union de tous les acteurs concernés, soutenue par une volonté politique forte, peuvent faire aboutir des revendications anciennes et légitimes, comme la traçabilité de tous les déchets des navires.

L’entreprise étant de première importance, L’UDB demande au Président de Brest métropole océane de tout mettre en œuvre pour garantir la synergie des acteurs, l’engagement de l’Etat au niveau des enjeux et exprimer cette volonté politique sans lesquelles le pôle de compétitivité risque de n’être qu’une structure supplémentaire.

Nous vous prions d’agréer, monsieur le Président, l’expression de notre respectueuse considération.

                Pour l’UDB, Jean Heurtel, membre du bureau
Par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon
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Mardi 22 novembre 2005
Panique à bord chez les armateurs!





La section UDB de Brest et du Bas - Léon fait part de son indignation et de son inquiétude face à l’apparition et la répétition de procédures visant à dessaisir le tribunal de Brest de dossiers de pollution maritime au profit des pays d’immatriculation des navires.

Les Bretonnes et les Bretons ne peuvent qu’être choqués de voir ces cas de pollutions, le plus souvent intentionnelles et dont les traces s’inscrivent durablement le long du littoral, jugés par un autre système judiciaire que celui de l’Etat riverain, victime de la pollution.

Il ne fait aucun doute que certains de ces recours sont introduits par la défense des pollueurs dans l’espoir de bénéficier d’un jugement plus clément rendu par la justice des Etats du pavillon.

On doit toutefois voir dans ce qui tendrait à devenir une mauvaise habitude le signe que la sévérité croissante des jugements rendus par le tribunal de Brest ces dernières années en matière de pollution maritime intentionnelle par hydrocarbures tend à devenir réellement dissuasive au point d’affoler nombre d’acteurs du secteur du transport maritime, trop longtemps habitués à l’impunité.

La section UDB de Brest et du Bas -Léon souhaite que le tribunal de Brest fasse preuve de la plus grande détermination en refusant d’accéder à ces demandes et accentue la politique de fermeté qu’il mène à l’égard de ces pollutions délibérées.

Enfin, participant au même souhait de voir Brest à la pointe de la protection de l’environnement marin et littoral, la section UDB de Brest et du Bas - Léon invite la ville de Brest à mettre en œuvre toutes ses forces pour que soit retenue sa candidature à l’accueil de l’antenne régionale atlantique de l’Agence Européenne de Sécurité Maritime.
Par Kevrenn UDB Bro Vrest Goueled Leon
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